RÉPUBLIQUE GALACTIQUE / RÉSEAU HOLONETARCHIVES PUBLIQUES · CORUSCANT
LOI & JUSTICERÉPUBLIQUE GALACTIQUE

CORPS JUDICIAIRE DE LA RÉPUBLIQUE

La loi nous unit.
La justice nous engage.

Enquêter avec rigueur. Défendre chaque voix.
Juger en toute indépendance.

La Loi & Justice garantit un jugement équitable pour les affaires relevant des lois républicaines. Les manquements exclusivement internes à une faction suivent un régime distinct, défini par la charte.

DIRECTIVE JUDICIAIRE LJ–01CHARTE DE RÉFORME ÉDITION IV
PRÉSOMPTION D’INNOCENCEDROIT À LA DÉFENSEJURY IMPARTIALJUSTICE INDÉPENDANTE

01 — L’INSTITUTION

Une justice indépendante.
Des responsabilités définies.

La L&J organise les audiences, mène les enquêtes et désigne les membres chargés de l’accusation, de la défense et du jugement.

01 / JUGER & ORGANISER

Le juge

Le magistrat L&J dirige la procédure républicaine et assure le greffe : dossiers, annonces, convocations et archives. Il valide les accords amiables, décide du huis clos et fait enregistrer et recenser chaque jugement. En justice interne, le juge est un pair de l’accusé.

Aucun poste de greffier distinct
02 / ÉTABLIR LES FAITS

L’enquêteur

Recueille les témoignages et les preuves à charge comme à décharge. Il peut également exercer la fonction de procureur dans la même affaire.

Enquête et accusation peuvent être réunies
03 / POURSUIVRE

Le procureur

Représente la République et peut avoir conduit l’enquête. Au procès pénal, il doit démontrer les charges au-delà de tout doute raisonnable et communiquer les éléments à décharge.

La charge de la preuve demeure la sienne
04 / DÉFENDRE

L’avocat

Dans la procédure républicaine, il conseille la personne défendue, accède au dossier et conteste les preuves. Un défenseur L&J est désigné si nécessaire. Exception : le Républicain comparaissant en cour martiale interne se défend sans avocat.

Une défense distincte de l’accusation
05 / CHOISIR UNE ISSUE

Les parties

Peuvent rechercher un accord validé par un magistrat L&J ou demander un jugement dans la procédure républicaine. Les sanctions de faction exclusivement internes peuvent être décidées sans procès selon les règles de compétence.

Un accord exige deux consentements
Séparation des pouvoirs.

L’État-major et le Conseil Jedi ne sont pas au-dessus de la L&J et ne peuvent réviser ses verdicts. Leur compétence disciplinaire interne et le droit de grâce sont les exceptions expressément définies par la charte ; ils ne permettent pas de soustraire une infraction républicaine à la justice. L’enquêteur peut être procureur. Le juge assure le greffe, mais demeure distinct de l’enquête, de l’accusation et de la défense.

02 — LA PROCÉDURE

Un accord validé.
Ou un procès équitable.

La compétence est établie avant toute décision. Dans la procédure républicaine, les parties peuvent conclure un accord validé par un magistrat L&J ou être entendues au procès. Les affaires exclusivement internes suivent le régime de leur faction.
Compétences et justice interne · Droit de grâce

COMPÉTENCES & JUSTICE INTERNE

La loi républicaine.
Les règles de faction.

Un manquement à un dogme ou à un ordre n’est pas, à lui seul, une affaire républicaine. Mais l’étiquette « interne » ne peut dissimuler une infraction aux lois de la République.

01 / LOIS RÉPUBLICAINES

La justice de la L&J

Si les faits constituent une infraction aux lois républicaines applicables, l’affaire relève de la procédure républicaine, quelle que soit la faction de l’accusé.

  • Jugement équitable et droit à l’avocat.
  • Accord amiable possible, validé par un magistrat L&J.
  • Un traitement disciplinaire ne peut clore les poursuites républicaines.
La nature des faits détermine la compétence
02 / DISCIPLINE JEDI

Des pairs Jedi

Un manquement exclusivement lié au dogme ou à une fonction Jedi relève de l’Ordre. Si un procès est organisé, son juge et ses jurés sont Jedi.

  • Les Républicains membres de la L&J peuvent assurer les autres fonctions, jamais celles de juge ou de juré.
  • Une perte de fonction, une rétrogradation ou un renvoi peut être décidé sans procès.
  • L’Ordre, distinct de la République, détermine librement ses procédures et sanctions internes, y compris privatives de liberté, tant qu’aucune infraction aux lois républicaines applicables n’est en cause.
L’absence d’infraction républicaine doit être justifiée
03 / DISCIPLINE RÉPUBLICAINE

La cour martiale

Un manquement exclusivement lié à une fonction ou à un ordre relève de la discipline républicaine. Au procès, le juge et les jurés sont des pairs républicains.

  • Les Jedi membres de la L&J peuvent assurer les autres fonctions autorisées, jamais celles de juge ou de juré.
  • L’accusé se défend personnellement, sans avocat en cour martiale.
  • Perte de fonction, rétrogradation ou renvoi : un procès n’est pas obligatoire. Prison : jugement par les pairs obligatoire.
Au moins trois jurés pour tenir le procès
Justifier la compétence.

Avant de traiter une affaire en interne, l’autorité décisionnaire consigne les faits, la règle de faction concernée et les motifs établissant l’absence d’infraction aux lois républicaines. Si une telle infraction apparaît, le dossier et ses preuves sont transmis à la L&J. Les membres de l’autre faction peuvent aider à l’enquête ou à l’accusation, sans devenir juge ou juré.

Entrave à la justice.

Le décisionnaire qui traite sciemment en interne une infraction républicaine pour la soustraire à la L&J peut être poursuivi pour entrave à l’exercice de la justice républicaine. La dissimulation, la rétention, l’altération ou la destruction de preuves peuvent également lui être reprochées selon les faits établis.

03 — LE JURY

Le verdict appartient
à ceux qui écoutent.

Tout procès réunit au moins trois jurés impartiaux. En justice interne, le juge et tous les jurés appartiennent à la faction de l’accusé. Chaque juré dispose d’une voix, sans privilège de grade.

AUDIENCE PUBLIQUE

Parmi l’assistance.

En procédure républicaine, les jurés sont sélectionnés parmi l’assistance avant les débats. Pour un procès interne, seuls les pairs de la faction de l’accusé sont admissibles.

  1. Le juge recense les personnes disponibles pour toute l’audience.
  2. Le juge et les parties vérifient leur impartialité ; l’accusé intervient lui-même lorsqu’il comparaît sans avocat en cour martiale.
  3. Les personnes ayant un conflit d’intérêts sont écartées ; le juge tire au sort au moins trois jurés parmi les personnes admissibles.
Procès annoncé dans un canal L&J ou public.
AUDIENCE À HUIS CLOS

Parmi la L&J,
l’État-major et le Conseil Jedi.

En procédure républicaine, le collège provient de la L&J, de l’État-major et du Conseil Jedi. Pour un procès interne à huis clos, seuls les pairs de l’accusé peuvent être juge ou juré.

  1. Le juge décide du huis clos à sa discrétion et consigne sa décision. Le procès reste obligatoirement annoncé dans un canal L&J ou public.
  2. Le juge constitue la liste des personnes admissibles ; les parties peuvent contester toute candidature partiale.
  3. Au moins trois jurés sont retenus, sans quota imposé par institution. Aucun mandat de l’État-major ou du Conseil Jedi ne leur donne une voix prépondérante.
Huis clos : annonce et recensement restent obligatoires.
01

Récusation motivée

Une partie peut demander l’exclusion d’un juré en exposant un motif précis. Le juge statue et consigne lui-même sa décision.

02

Unanimité requise

Tous les jurés siégeant doivent s’accorder pour rendre un verdict de culpabilité ou de non-culpabilité. Un doute raisonnable commande la non-culpabilité.

03

Trois jurés au minimum

Le seuil doit être maintenu pendant tout le procès. Si le jury passe sous trois membres ou perd son impartialité, l’audience est suspendue. Tout remplaçant doit entendre l’ensemble des preuves avant de délibérer.

SERMENT DES JURÉS« Je jure de juger les faits sans crainte ni faveur, de ne suivre que les preuves admises et la loi, et de préserver le secret des délibérations. »

04 — LES GARANTIES

Vos droits.
À chaque étape.

Les garanties de la procédure républicaine s’appliquent quelle que soit la faction. Les exceptions de discipline interne et de cour martiale sont expressément définies ci-dessous.

CHARTE LJ–01 · GARANTIES FONDAMENTALES
Demander un jugement équitable

Toute personne peut demander un jugement équitable pour une affaire relevant des lois républicaines. Nul ne peut lui imposer un accord amiable. Exception : lorsqu’aucune infraction républicaine n’est en cause, une sanction de faction telle que la perte de fonction, la rétrogradation ou le renvoi peut être prononcée sans procès. Une peine de prison pour un Républicain exige un jugement par ses pairs. L’Ordre Jedi fixe sa procédure pour les affaires exclusivement internes.

Être présumé innocent

L’accusation doit prouver les faits. L’accusé n’a pas à démontrer son innocence. Ni la réputation, ni le grade, ni l’appartenance à un ordre ne constituent une preuve.

Garder le silence et être assisté

Dans la procédure républicaine, l’accusé peut garder le silence sans que ce choix établisse sa culpabilité ; il peut consulter un avocat confidentiellement et demander sa présence. Exception : devant la cour martiale pour un manquement exclusivement interne, le Républicain n’a pas droit à un avocat. Il présente lui-même ses observations et conteste les éléments de l’accusation. Cette exception ne s’étend pas aux poursuites pour infraction aux lois républicaines.

Connaître et contester les accusations

Les faits reprochés, leur qualification et les peines encourues sont notifiés. La défense reçoit les pièces, dispose d’un délai suffisant et peut interroger les témoins adverses.

Présenter des preuves et des témoins

La défense peut produire des éléments à décharge et faire entendre ses témoins. Le procureur communique aussi les éléments favorables à l’accusé. Toute dissimulation entraîne un examen de la régularité de la procédure.

Être entendu par un tribunal impartial

Le juge et les jurés déclarent leurs conflits d’intérêts. Pour une affaire exclusivement interne, ils sont issus de la faction de l’accusé ; dans une affaire républicaine, ils suivent les règles ordinaires de sélection. Aucune autorité ne peut dicter le verdict. La grâce peut agir sur la peine après jugement, selon l’article 13, sans réviser les faits jugés. Les échanges privés avec le juge sur le fond de l’affaire sont proscrits.

Contester une décision

En procédure républicaine, une personne condamnée peut saisir une formation d’appel distincte pour une erreur de droit, une irrégularité substantielle ou une peine illégale. Une preuve nouvelle décisive peut justifier une révision. Les recours propres à une affaire exclusivement interne relèvent de la faction compétente et ne permettent pas d’écarter une infraction républicaine.

LE DROIT DE GRÂCE

Clémence sur la peine.
Le jugement demeure.

La grâce est une exception expresse à l’exécution d’une peine. Elle peut en remettre tout ou partie, sans acquitter le condamné ni effacer les archives judiciaires.

DÉCISION CONJOINTE

État-major & Conseil Jedi

La grâce peut être accordée par l’accord conjoint de l’État-major et du Conseil Jedi. Le consentement d’un seul de ces deux organes ne suffit pas.

Les deux accords sont consignés dans le même acte.
ORDRE DIRECT

Commandant suprême
ou Chancelier

Le Commandant suprême ou le Chancelier peut ordonner la grâce de sa propre autorité. L’accord conjoint de l’EM et du CJ n’est alors pas requis.

L’ordre identifie le bénéficiaire et la peine concernée.
Une trace au registre.

L’acte précise le jugement concerné et la portée de la grâce. Le juge l’enregistre, le joint au jugement recensé et fait appliquer ses effets sur la peine. La demande seule ne suspend rien ; l’acte de grâce produit uniquement les effets qu’il énonce. Le verdict et le jugement initial restent consultables selon leur niveau d’accès.

05 — LE TEXTE DE RÉFÉRENCE

Charte de réforme judiciaire.

DIRECTIVE LJ–01
ÉDITION IV

La présente charte distingue la justice républicaine, les compétences internes des factions et le droit de grâce. Elle fixe les conditions des accords amiables, des procès, de leur annonce et du recensement des jugements. Les infractions et les sanctions restent définies par les textes applicables.

ART. 01 Compétence et droit au jugement

Le juge identifie les faits et les textes applicables avant toute orientation. Il motive la compétence territoriale pour les faits commis sous juridiction républicaine, la compétence extraterritoriale pour les crimes graves expressément visés commis à l’étranger par un ressortissant républicain ou contre un ressortissant républicain, ou la compétence universelle pour les crimes majeurs contre les peuples définis aux articles CG.01 à CG.04. Cette dernière ne requiert aucun lien de territoire ou de nationalité avec la République. Les critères figurent au recueil des lois républicaines. La défense peut contester le fondement retenu. Une infraction aux lois républicaines relève de la L&J, quelle que soit la faction de l’accusé : celui-ci conserve le droit de demander un jugement équitable et d’être assisté d’un avocat. Un accord amiable entre les parties peut être validé par un magistrat L&J. Les seules dérogations concernent les manquements exclusivement internes décrits aux articles 14 à 16. L’absence d’infraction républicaine doit être justifiée pour invoquer ces régimes. Une mesure disciplinaire interne ne peut régler ni faire disparaître le volet républicain des faits. Aucune peine ne peut reposer sur une infraction créée après les faits.

ART. 02 Indépendance et cumul des fonctions

La justice est un pouvoir séparé de l’État-major et du Conseil Jedi. Ces organes ne sont pas supérieurs à la L&J et ne peuvent réviser ses verdicts. Seul le droit de grâce de l’article 13 peut, dans les conditions qu’il fixe, dispenser de l’exécution de tout ou partie d’une peine sans effacer le jugement. Les compétences internes des articles 14 à 16 ne permettent pas d’écarter les lois républicaines. Un enquêteur peut être procureur dans la même affaire. Le juge assure les fonctions de greffe, sans poste distinct ; il ne peut être enquêteur, procureur, avocat ou juré dans cette affaire. La défense est distincte de l’accusation, sous réserve de l’absence d’avocat en cour martiale interne. Tout intérêt personnel ou toute implication dans les faits exclut la participation comme juge ou juré.

ART. 03 Enquête, mandats et conservation des preuves

Une fouille, une saisie ou une arrestation requiert un mandat motivé du juge fondé sur des indices concrets, sauf flagrance ou danger immédiat. Toute urgence est consignée et soumise sans délai au contrôle du juge. Les preuves sont numérotées, datées, attribuées à une source et suivies à chaque transfert. Les holocaptures sont conservées dans leur version originale.

ART. 04 Comparution et mesures provisoires

Dans la procédure républicaine, l’accusé est présenté sans délai injustifié à un juge distinct des enquêteurs. Les charges, le droit au silence et le droit à un avocat lui sont notifiés. Le juge contrôle la légalité de l’arrestation et statue sur la liberté, les garanties de représentation ou une détention provisoire motivée et réexaminable. Cette mesure n’est pas une peine anticipée. Pour un manquement exclusivement interne, les articles 15 et 16 définissent la procédure applicable ; le Républicain en cour martiale n’a pas droit à un avocat et présente personnellement sa défense.

ART. 05 Communication du dossier et recevabilité

Dans toute procédure de jugement, l’accusation communique les pièces, les témoins et les éléments à décharge en temps utile. En cour martiale sans avocat, ces éléments sont communiqués directement à l’accusé pour qu’il puisse les contester lui-même. Le juge organise la préparation des parties et statue sur la recevabilité. Une preuve obtenue par contrainte, une holocapture invérifiable ou un élément soustrait à toute contestation ne peut fonder une condamnation. Les règles propres à une procédure Jedi exclusivement interne restent déterminées par l’Ordre dans les limites de l’article 15.

ART. 06 Accord amiable et validation judiciaire

Pour toute décision relevant de la L&J, les deux parties peuvent rechercher un règlement amiable avant ou pendant le procès. L’accord écrit précise les faits concernés, les engagements et leurs conditions d’exécution. Il n’a d’effet judiciaire qu’après validation par un juge magistrat L&J distinct des parties, qui contrôle la légalité et la liberté des consentements puis enregistre l’accord et sa décision. Sans accord validé, ou si une partie demande à être jugée, la procédure républicaine se poursuit devant le tribunal. Le refus de transiger ne vaut ni aveu ni circonstance aggravante. Un accord ne peut servir à soustraire une infraction républicaine à la L&J. Il ne remplace pas le jugement par les pairs requis pour infliger une peine de prison à un Républicain. Les sanctions exclusivement internes pouvant être décidées sans procès relèvent des articles 15 et 16.

ART. 07 Annonce obligatoire et huis clos

Tout procès doit faire l’objet, avant son ouverture, d’une annonce dans au moins un canal de la L&J ou un canal public. Cette obligation vaut pour les audiences publiques, les audiences à huis clos et les procès internes. Le juge décide du huis clos à sa discrétion et consigne ce choix au dossier. L’annonce indique au minimum une référence, la date, la juridiction et le caractère public ou fermé de l’audience ; elle peut omettre les identités et les faits sensibles sans dissimuler l’existence du procès. Le huis clos limite l’accès à l’audience, mais ne dispense jamais de l’annonce, de l’enregistrement ou du recensement du jugement. Une décision de faction prise sans procès ne requiert pas d’annonce de procès ; elle reste consignée avec sa justification de compétence.

ART. 08 Jury ordinaire et jugement par les pairs

Tout procès réunit au moins trois jurés impartiaux. En procédure républicaine publique, ils sont sélectionnés parmi l’assistance ; à huis clos, parmi la L&J, l’État-major et le Conseil Jedi. Le juge vérifie l’impartialité et procède au tirage au sort parmi les personnes admissibles, sans quota fixe par institution. Pour un procès exclusivement interne, ces règles s’appliquent dans le seul collège des pairs : juge et jurés Jedi si l’accusé est Jedi, juge et jurés républicains si l’accusé est Républicain. Les membres L&J de l’autre faction peuvent exercer les autres fonctions autorisées, jamais celles de juge ou de juré ; aucun avocat n’intervient dans la cour martiale républicaine interne. Chaque juré dispose d’une voix. Enquêteurs, procureurs, parties, témoins et personnes impliquées sont exclus du jury. Le juge consigne sa composition et statue sur les récusations. En dessous de trois jurés, l’audience est suspendue ; tout remplaçant doit entendre l’ensemble des preuves.

ART. 09 Débats, témoins et objections

Après les déclarations liminaires, l’accusation présente ses preuves, puis la défense. Chaque témoin prête serment, répond à la partie qui l’a appelé puis à la partie adverse. Les objections portent notamment sur la pertinence, la fiabilité, les questions suggestives lors de l’interrogatoire principal et les propos rapportés non vérifiables. Le juge les accepte ou les rejette avec un motif. Les plaidoiries ne constituent pas des preuves.

ART. 10 Délibérations et verdict

Le juge rappelle les textes applicables et les questions soumises au jury. En matière pénale, il explique les éléments de chaque infraction, la présomption d’innocence et le doute raisonnable. Tous les jurés siégeant, au nombre de trois au minimum, délibèrent seuls à huis clos, sans le juge, les parties ni instruction extérieure. Ils désignent un porte-parole et rendent un verdict unanime sur chaque question ; en matière pénale, sur chaque chef d’accusation. Si l’unanimité demeure impossible après une reprise raisonnable des échanges, le juge constate l’absence de verdict et peut ordonner une nouvelle audience devant un autre jury par décision motivée. Le désaccord ne vaut jamais condamnation.

ART. 11 Enregistrement et recensement des jugements

Tout jugement rendu doit être enregistré et recensé au registre de la L&J, qu’il provienne d’un procès républicain, d’une cour martiale ou d’un procès Jedi interne, public ou à huis clos. Le juge assure les formalités de greffe et conserve le texte intégral, l’enregistrement du prononcé et les pièces. L’entrée porte une référence unique, la date, la juridiction, les parties, le juge, les jurés, les textes appliqués, le verdict, les mesures et les voies de recours. Les accès peuvent être restreints pour préserver la confidentialité ; le jugement ne peut être omis du registre. Une décision interne rendue par une autorité de faction est transmise à la L&J pour recensement, sans que ce dépôt transfère à la L&J la compétence disciplinaire. Les décisions de faction sans procès sont également consignées, avec la justification de l’absence d’infraction républicaine. Le juge notifie la décision aux parties. En matière pénale républicaine, il fixe la peine après les observations des parties ; le jury tranche la culpabilité. Tout acte de grâce ultérieur est joint au jugement, sans effacement du verdict initial.

ART. 12 Appel, révision et archives

Dans la procédure républicaine, l’appel est déposé auprès du juge chargé du dossier dans les sept jours standards suivant la notification motivée. Le délai est suspendu si l’accès à la décision ou à la défense est matériellement empêché. Le juge transmet le recours à trois magistrats L&J impartiaux, étrangers à l’affaire. Ils peuvent confirmer, modifier dans les limites du texte applicable ou annuler pour un nouveau procès. Une preuve nouvelle décisive peut justifier une révision. Les recours internes restent exercés devant l’autorité compétente de la faction ; lorsqu’une formation juge le fond d’un manquement interne, elle est composée de pairs de cette faction. Aucun recours interne ne peut écarter le volet républicain des faits. Toute décision de recours est enregistrée et recensée. La grâce de l’article 13 est distincte d’un appel : elle porte sur l’exécution de la peine, sans rejuger la culpabilité.

ART. 13 Droit de grâce

La grâce peut être accordée soit par l’accord conjoint de l’État-major et du Conseil Jedi, soit sur ordre du Commandant suprême, soit sur ordre du Chancelier. Un seul de ces deux derniers ordres suffit, sans accord conjoint préalable. L’acte écrit identifie le bénéficiaire, le jugement, la peine et la remise totale ou partielle accordée. Le juge enregistre cet acte, le joint à l’entrée du jugement au registre et fait appliquer ses effets sur l’exécution de la peine. La grâce n’est ni un acquittement ni une révision : elle ne supprime pas le verdict, les faits jugés ou les archives. La demande de grâce seule ne suspend pas l’exécution. L’EM ou le CJ agissant seul ne peut accorder la grâce par la voie conjointe. Ce pouvoir constitue l’exception de clémence expressément autorisée par la charte.

ART. 14 Condition préalable à tout traitement interne

Le régime interne est réservé aux manquements liés à une fonction, à un dogme ou à un ordre de faction qui ne constituent aucune infraction aux lois républicaines applicables. Avant toute sanction, l’autorité décisionnaire consigne les faits, la règle interne visée et les motifs justifiant cette absence d’infraction. La seule qualité de Jedi ou de Républicain ne suffit pas à établir la compétence interne. Si les faits comportent un volet républicain, le dossier et toutes les preuves utiles sont transmis à la L&J ; une éventuelle mesure interne ne règle pas ce volet. Une incertitude sur la qualification ne peut être utilisée pour dissimuler l’affaire et doit être soumise à la L&J.

ART. 15 Manquements internes à l’Ordre Jedi

L’Ordre Jedi, distinct de la République Galactique, détermine sa conduite, ses procédures et ses sanctions pour les affaires exclusivement internes dont l’absence d’infraction républicaine a été justifiée. Une sanction de faction, telle qu’une perte de fonction, une rétrogradation ou un renvoi, peut être infligée sans droit à un procès. L’Ordre conserve sa discrétion sur les autres mesures purement internes, y compris privatives de liberté ; l’obligation de cour martiale préalable propre aux Républicains ne lui est pas applicable. Si un procès est organisé, le juge et le collège d’au moins trois jurés sont exclusivement Jedi. Des Républicains membres de la L&J peuvent exercer les autres fonctions autorisées, mais jamais celles de juge ou de juré. Tout procès est annoncé et tout jugement est enregistré et recensé. Cette autonomie ne permet ni d’écarter une loi républicaine applicable ni de dissimuler son infraction.

ART. 16 Discipline républicaine et cour martiale

Un manquement exclusivement lié à une fonction ou à un ordre républicain, sans infraction aux lois républicaines, relève de la discipline interne. Une perte de fonction, une rétrogradation ou un renvoi peut être prononcé sans procès, après justification écrite de la compétence. Si une peine de prison est requise, l’accusé doit comparaître devant une cour martiale composée d’un juge et d’au moins trois jurés républicains, ses pairs. Dans cette cour martiale, il n’a pas droit à un avocat : il présente personnellement sa défense, prend connaissance des éléments et peut les contester. Des Jedi membres de la L&J peuvent exercer les autres fonctions autorisées, notamment l’enquête ou l’accusation, sans être juge, juré ni avocat. Le procès est annoncé ; le jugement est enregistré et recensé. Toute infraction aux lois républicaines suit la procédure L&J ordinaire avec ses garanties, y compris l’avocat ; elle ne peut être requalifiée artificiellement en manquement interne.

ART. 17 Entrave à l’exercice de la justice républicaine

L’autorité décisionnaire qui traite sciemment en interne une affaire constituant une infraction aux lois républicaines afin de la soustraire à la L&J peut être poursuivie pour entrave à l’exercice de la justice républicaine. Peuvent notamment caractériser cette entrave une qualification interne mensongère, la rétention du dossier ou l’organisation de son absence de transmission. Selon les actes établis, des chefs de dissimulation, de rétention, d’altération ou de destruction d’éléments de preuve peuvent également être retenus. Une sanction interne, un huis clos ou la qualité de membre de l’EM ou du CJ n’exonère pas de cette responsabilité. L’intention et les faits doivent être établis selon la procédure républicaine ; le décisionnaire bénéficie des mêmes garanties de défense que tout autre accusé.

06 — EN AUDIENCE

Comprendre les mots
du tribunal.

Le débat porte sur les faits. Le respect du tribunal garantit que chaque voix puisse être entendue.

Peut-on juger un crime commis sur un monde étranger ?

Oui. La L&J peut poursuivre les crimes graves expressément visés par le recueil commis hors de nos mondes lorsque leur auteur ou leur victime est un ressortissant républicain. Elle peut donc poursuivre un auteur étranger ayant commis un tel crime contre un ressortissant républicain sur un monde étranger. Pour les crimes de guerre, le génocide, les crimes contre les populations civiles et la destruction planétaire criminelle, elle peut aussi juger un auteur étranger, même si aucune victime ni aucun territoire n’est républicain. Le juge motive cette compétence ; les garanties du procès demeurent applicables. Lire les trois fondements de compétence.

Un procès à huis clos doit-il être annoncé ?

Oui. Le juge choisit le huis clos à sa discrétion, mais chaque procès doit être annoncé dans un canal L&J ou public. L’annonce peut protéger les identités et faits sensibles ; elle doit faire connaître l’existence de l’audience. Le jugement sera ensuite enregistré et recensé.

Quand un Républicain comparaît-il sans avocat ?

Uniquement en cour martiale pour un manquement exclusivement interne à sa fonction ou aux ordres de sa faction, après justification de l’absence d’infraction aux lois républicaines. Il se défend lui-même devant un juge et au moins trois jurés républicains. Une poursuite pour infraction républicaine conserve le droit à l’avocat.

Comment qualifier une affaire illégalement cachée en interne ?

La charte retient l’entrave à l’exercice de la justice républicaine. Si le décisionnaire a sciemment soustrait une infraction à la L&J, il peut être poursuivi. La dissimulation ou la destruction de preuves peut également être reprochée selon les actes établis.

Peut-on régler une affaire sans procès ?

Oui, par un accord amiable validé par un magistrat L&J dans les affaires de sa compétence, ou par une sanction de faction exclusivement interne lorsque la charte l’autorise. Une perte de fonction, une rétrogradation ou un renvoi peut être décidé sans procès si l’absence d’infraction républicaine est justifiée. Une peine de prison pour un Républicain requiert en revanche un jugement par ses pairs. L’Ordre Jedi conserve sa discrétion dans les limites de sa compétence interne.

L’État-major ou le Conseil Jedi peut-il annuler un jugement ?

Ils ne peuvent pas réviser ou annuler un verdict de la L&J. Ils peuvent toutefois accorder conjointement une grâce portant sur la peine. Le Commandant suprême ou le Chancelier peut également l’ordonner seul. Le jugement demeure enregistré et recensé ; l’acte de grâce lui est joint. La contestation de la culpabilité relève des voies de recours judiciaires.

Qui conserve le jugement ?

Le juge assure les fonctions de greffe et transmet les éléments nécessaires au registre de la L&J. Tout jugement est enregistré et recensé, y compris les jugements internes et ceux prononcés à huis clos. Les informations sensibles peuvent être réservées aux personnes habilitées, mais aucun jugement ne disparaît du registre, même après une grâce.

« Objection, Votre Honneur. »

La partie signale une irrégularité précise et en donne le motif. Le témoin suspend sa réponse. Le juge accepte l’objection et écarte la question, ou la rejette et autorise la réponse.

Qu’est-ce qu’un doute raisonnable ?

Un doute fondé sur l’examen des preuves, de leurs contradictions ou de leurs lacunes. Une simple supposition ne suffit pas à condamner. S’il subsiste un doute raisonnable sur un élément nécessaire de l’infraction, le juré doit retenir la non-culpabilité pour ce chef.

Que faire si un juré connaît une partie ?

Il doit le déclarer avant de prêter serment, ou immédiatement s’il le découvre ensuite. Le juge entend les observations des parties et décide du maintien ou du remplacement. La dissimulation compromet l’impartialité du verdict.

Une vision de la Force vaut-elle preuve ?

Une perception liée à la Force peut orienter une enquête, mais ne remplace pas un élément vérifiable et contestable. Aucune condamnation ne peut reposer sur cette seule perception. Toute influence mentale exercée sur un témoin, un accusé ou un juré est prohibée.

Que se passe-t-il si le jury reste divisé ?

Le juge peut rappeler les instructions et inviter à poursuivre les échanges sans contraindre une opinion. Si le désaccord persiste, il constate l’absence de verdict et statue sur la suite de la procédure. Il ne se substitue pas au jury pour déclarer la culpabilité.